Au joli mois de mai - sortie de quarantaine, Poésie VLB, octobre 2001

pour lire la poésie d'Aline en anglais et macédonien www.diversity.org.mk

Échos de la transformation intérieure d’une femme au seuil de la quarantaine, Au joli mois de mai d’Aline Apostolska évoque ces passages successifs et inexorables, ces amours essentielles et éphémères, qui forment l’être. À travers les saisons et les mythes, l’auteure dresse un portrait personnel du féminin. Recueil poétique dense et baroque, Au joli mois de mai révèle une voix originale.

Simone Sauren, directrice de la collectionVLB/Poésie

Aline Apostolska n’ajoute pas un livre de poésie à son œuvre de romancière et d’essayiste. Elle fait plutôt entendre ici une voix d’une qualité singulière qui engage rien de moins que l’authenticité. Elle ne fait pas qu’écrire de la poésie, elle entre dans l’univers des représentations personnelles et collectives pour que le poème devienne, dans le champ de l’expérience intime, un processus de transformation. Et cette écriture fluide assume le risque de juxtaposer rythmes et tonalités multiples, d’éprouver la densité émotive du poème. Elle entraîne la langue du côté d’une ferveur tantôt impétueuse, tantôt jubilatoire, préférant entrer dans le vertige du sens et remettre sans cesse en question le chemin emprunté, plutôt que de se fixer dans un sillon, d’acquiescer à une forme qui répéterait l’ordre du monde.

Hélène Dorion, extrait de la préface

Les saisons passent, la vie suit son cours mais les écrits restent, heureusement. La littérature, creuset de l’humanité, immense roue qui tourne à l’instar du temps ? Oui, peut-être, probablement, sûrement… Il est du moins fort tentant d’attribuer cette vision à Aline Apostolska – journaliste chevronnée et romancière étonnante – qui, par l’éloquence et l’ouverture que démontrent ses écrits, peut, à juste titre, être considérée comme l’une de nos plumes les plus cosmopolites.

Hélène Simard, Le Libraire, Hiver 2001

Il n’est jamais facile d’écrire sur un livre aussi danse et nécessaire que Au joli mois de mai d’Aline Apostolska. On retrouve la voix d’une écrivaine qui n’a pas la prétention de vouloir faire un recueil de poèmes.En quatre mouvements, on assiste à l’éclosion d’une (…) femme qui amorce la quarantaine et questionne les fondements même de son existence. Une renaissance s’entame face au rythme des mois et des saisons portés par les références mythologiques.

De l’affirmation lapidaire au lyrisme décousu, ces poèmes jaillissent d’une langue qui ne recule devant rien. Parfois jubilatoire, cette voix passe par le biais de «l’amour vivant qui est doutes et mouvances». Au joli mois de mai d’Aline Apostolska dérange et surprend, ce qui n’est pas peu dire.

David Cantin, Le Devoir, novembre 2001

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