:: Le site officiel d'Aline Apostolska ::

Biographie

Née à Skopje (ex-Yougoslavie) le 2 mai 1961, Aline Apostolska est Française et citoyenne du Canada. Elle arrive à Paris en 1965 et y vit jusqu'en 1998 où elle décide de s'installer à Montréal avec ses deux fils. Elle est journaliste culturelle spécialiste de danse contemporaine, animatrice de radio et de télévision, éditrice, enseignante en création littéraire, productrice de spectacles et conférencière.

Après des études secondaires au Lycée Pasteur (Neuilly/s/Seine, BAC B 1979) et un cursus universitaire en Histoire (Maîtrise Paris VII-Jussieu, 1982), à Paris elle devient journaliste à la radio (Gilda, France-Inter, RTL...) et dans les journaux, notamment des revues de danse contemporaine. Au journalisme, elle ajoute l'édition en devenant directrice littéraire et directrice de diverses collections à partir de 1991 (Éditions Dangles, Hachette...). Elle publie depuis 1987. Sa bibliographie comprend aujourd'hui 30 titres. Voyageuse, elle parle cinq langues en plus du français mais se dit incapable d'écrire, ou de rêver, dans une autre langue que celle de Molière.

Elle a choisit Montréal « comme un observatoire de la francophonie » en plus d'avoir un vrai coup de cœur pour la ville, son bilinguisme et son ouverture sur le continent nord-américain. Nulle part ailleurs elle n'aurait pu poursuivre le cheminement professionnel débuté en 1981, tout en le déployant beaucoup depuis une quinzaine d'années. Dix ans chroniqueuse et animatrice à l'antenne de Radio-Canada, critique de danse à La Presse de 2001 à 2016, écrit également dans Elle Québec et Coup de Pouce, ainsi que correspondante pour des titres français. Elle anime des entrevues de fond autour du processus de création sur Canal Savoir. Après ses Midis Littéraires (sept. 2009 à août 2011) on peut voir depuis septembre 2011 ses Visages de la danse consacrés aux chorégraphes québécois.

De juin 2008 à juin 2016, représentante de l'Union des écrivaines et écrivains québécois, elle a été membre de la Commission du Droit du Prêt Public au sein du Conseil des Arts du Canada, membre du comité exécutif de 2008 à 2016, et Présidente de la Commission juin 2012 à juin 2014. Depuis 1986, cette Commission gère  un budget de 10M qui sont versés chaque année à quelque 18000 écrivains canadiens au titre de compensation pour la présence de leurs ouvrages dans les bibliothèques publiques canadiennes.

 

Aline Apostolska a publié 40 livres (romans, récits, essais, série d'astrologie, poésie) en 30 ans (1986-2016) dont certains sont traduits. Elle a obtenu plusieurs prix et distinctions dont le prix du Gouverneur général en 2012 pour Un été d'amour et de cendres.

Devenir plutôt que demeurer : parcours personnel et cheminement créatif

 

Le parcours personnel autant que le cheminement créatif d’Aline Apostolska sont caractérisés par la mobilité et l’évolutivité, comme en témoigne sa « devise », plutôt l’énoncé d’un plan de vie, présente dans chacun de ses livres, roman ou récit, devenir plutôt que demeurer  : « Faut-il rappeler que la vie est mouvement perpétuel ? Rien de m’insupporte plus que ceux qui rappellent sans cesse l’origine, le « d’où l’on vient », cette rampe de lancement originelle à partir de laquelle l’on se déploie et l’on évolue. Ceux-là veulent vous immobiliser dans les marécages du souvenir sinon de la nostalgie ou encore pire, dans la stérilité du regret.  Se référer à la seule origine m’apparaît un échec. Au « d’où l’on vient » je préfère « ce que l’on devient». Étrange pour une passionnée d’histoire ? Au contraire. « J’ai choisi d’emblée l’Histoire pour tenter de comprendre la marche du monde, de l’humain, et donc moi-même en son sein, aujourd’hui et surtout demain. Il ne s’agit pas de vieillir comme une feuille dans le vent. Il s’agir de grandir, d’avancer, d’évoluer, dans la connaissance la plus précise possible, chaque jour (cet apprentissage quotidien est l’objet du journalisme) de l’Histoire, sans laquelle nul ne peut choisir librement son évolution. C’est évidemment vrai sur le plan individuel comme collectif. Vrai sur le plan intérieur, invisible que sur celui de son expression dans les actes, les paroles et, a fortiori, l’acte créateur. D’où mon intérêt nourri pour les mythes et les symboles ainsi que pour la psychologie, autant que les psychothérapies et les tranches de psychanalyse que j’ai suivi moi-même depuis ma vingtaine, d’où, notamment, tout le travail que j’ai effectué sur les biographies de femmes dans l’histoire, de Hatchepsout à Thatcher.)

 

« Je serai journaliste et écrivain ». Aline Apostolska énonce cette ambition dès l’âge de quinze ans et l’applique dès lors. Le sujet de sa maîtrise sera d’ailleurs « Le journalisme, l’histoire au jour le jour » mais elle ne la finira jamais. Comme elle trouve son équilibre entre histoire et action évolutive, elle trouve un équilibre indispensable entre écriture et journalisme, et au sein de celui-ci, entre journalisme écrit et journalisme radiophonique et télévisuel.

 

Il y a la littérature mais aussi, depuis 35 ans, la danse, surtout la danse contemporaine, comme journaliste et critique, mais aussi comme conceptrice, productrice et parfois même interprète de chorégraphies tirées de ses écrits ( spectacles à l’Agora de la danse en 2005, 2006 et 2010). Il y a sa spécialisation en Histoire des femmes et Histoire des religions, mais aussi des articles réguliers pour les magazines féminins. Il y a sa connaissance des Mythes et Symboles universels (archétypes fondateurs de l’humanité) mais aussi des conférences. Et puis il y a le goût de transmettre. « Je ne suis pas du tout une créatrice dans sa tour d’ivoire, dit-elle, je ne le supporterai pas du tout, il m’importe beaucoup de transmettre. » Elle l’a fait comme journaliste, comme animatrice dans les médias, comme directrice littéraire mais également, depuis 2003, dans ses ateliers de création littéraire, à Montréal www.artneuf.ca, mais aussi à l’étranger, notamment à Cuba lors de retraites écriture-yoga organisées près de La Havane, avec ses complices Stéphanie Kitembo, enseignante de yoga, et Roelquis Gamez Gamez  qui assure toute l’organisation sur place. (Voir Plume & Yoga)

 

Sa vie évolue au fil d’éléments qui sans cesse s’ajoutent mais ne se soustraient pas. Éclectique ? Sans doute mais plutôt multiforme : « Mes activités sont les branches d’un même arbre, dit-elle. Elles sont toutes l’expression d’une même vision du monde. De mon goût pour l’altérité et la rencontre avec les différences des autres, les langues, les voyages, les découvertes… »  

 

Les personnages de ses romans évoluent eux aussi  entre un ici et un ailleurs autant géographique que temporel. Dans ses livres, romans et récits, il est souvent question de Transmissiond’une mémoire et d’un secret. Y résonne une des grandes questions de l’Histoire : sommes-nous les jouets ou les maîtres de notre époque? Et quel est notre libre-arbitre, notre liberté individuelle ? Conformément à cette vision, les romans d’Aline Apostolska confrontent toujours destin individuel et destin collectif, choix personnels et réalité sociétale. Elle tient à s’adresser à différents publics, principalement adulte, mais aussi grands adolescents de 14 ans et + (Young adults) et même, comme dans le conte La treizième lune ou la série des Contes de la Ruelle, respectivement coécrits avec ses enfants, à un jeune public de 7 à 10 ans.   

 

En 2013, elle inaugurait la collection C’est quoi l’rapport ? (Éditions de l’Homme) qui met en scène les enjeux de l’adolescence, en collaboration avec la psychologue Marie-Josée Mercier. Entre avril 2013 et mai 2016, six tomes ont été publiés (voir Bibliographie). En septembre 2014, est paru Fleur de Cerisier (VLB) roman pour adultes situé entre le Montréal d’aujourd’hui et le Vietnam d’hier, qui fait parti du quatuor Vol 459. En novembre 2014, Le cinquième chemin (Éditions de l’Homme) sa première biographie, consacrée à l’animateur de radio et de télévision bien connu, Jacques Languirand. En janvier 2016, avec le roman d’amour intimiste Le Cœur Bleu (Recto Verso, en collaboration avec Roelquis Gamez Gamez), Aline Apostolska est revenue, douze ans après L’Homme de ma vie, au récit au je, intense et sans compromis, et à une réflexion authentique autant qu’audacieuse sur le désir et la capacité de la littérature à dire le corps.

 

En avril 2015, aux éditions Édito, elle a inauguré une série de thrillers historiques dont l’héroïne, Joséphine Watson-Finn est une archéologue franco-britannique qui enseigne à l’université McGill de Montréal. Prévue pour comporter dix tomes, cette série réunit tous les fondamentaux de l’œuvre d’Aline Apostolska : le fond historique très documenté (Raphaël Weyland en est le conseiller historique), la psychologie fouillé des personnages, les voyages, les langues, le style à la fois fluide et palpitant. « Ces thrillers se lisent comme se regardent des grands thrillers hollywoodiens » a dit un critique. La série est centrée sur le besoin de croyance de l’humanité. Joséphine Watson-Finn poursuit d’un tome à l’autre, et d’un pays à l’autre, une organisation internationale qui exploite les rites et les religions du lieu où se situe chaque tome, chacun sous l’égide d’une grande figure historique. L’île Noire de Marco Polo (avril 2015) se passe sur la côte dalmate en Croatie et met en scène les prédictions des pythies grecques. Les steppes de Gengis Khan (mai 2016) est situé en Mongolie, au cœur des rituels bouddhistes et des cérémonies de guérison chamaniques ancestrales. « Je ne savais pas que j’aimerais autant écrire des thrillers, dit l’auteure, mais j’adore ça. Je voulais une héroïne qui soit un mix d’Adèle Blanc-Sec et d’Indiana Jones et je pense que Joséphine est bien cela… » Cette série offre des aventures plus grandes que nature, sombres, violentes, palpitantes. Contre toute attente, le genre du thriller lui va comme un gant. Mais si elle poursuit la série, Aline Apostolska a d’autres projets… bien sûr.  

     

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